Nature morte
     

Nature morte

En peinture comme en photographie, la nature morte ne peut prétendre au rôle de genre majeur. « En 1667, pour définir le moins noble des sujets selon la hiérarchie académique des genres, le critique français André Félibien parle de «choses mortes et sans mouvement », désignant ainsi tant l'aspect des objets que leur état physique. » (Universalis.fr).
Les restes d'élagage du bouleau de mon jardin se transforment en une nature morte entre Land Art et Op Art photographique. Cette géométrie est composée par assemblage de multiples clichés qui deviennent les modules de la composition. Car ce n'est pas la lumière mais la composition qui est au cœur de la série. Dans cette démarche, plus plasticienne que photographique, ne réside aucun indice de l'auteur, à l'instar de l'Op Art qui ne prétendait véhiculer aucune signification. La valeur se déplace sur l'expérience perceptive.
L'absence de mouvement, l'organisation nécessaire d'un ensemble d'objets de cette série tente de reconsidérer la nature morte, une nature morte faite de compositions géométriques perturbées par l'imperfection du sujet.
Une nature morte vivante en quelque sorte...